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Pourquoi ça vole une aile ?
Christian Bourdeau
Ecrit le : 24 septembre 2019 à 16:00
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Inscrit le : 03 juillet 2012



Revenons à la question originelle: "Pourquoi ça vole une aile?"

Cette question est particulièrement ambiguë.

*Le problème de la finalité est sûrement hors du champ de ce fil, vu sa complexité si on veut dépasser la réponse bateau: "on vole pour se faire plaisir!".

*Le problème de la causalité pourrait y figurer pour des contributeurs rationnels cherchant à développer leur culture.

Ce serait pour moi une joyeuse surprise, car je n'ai encore vu nulle part un traitement de cette question digne des moyens et de la culture qu'on pourrait attendre de nos jours du milieu des libéristes.

Fhred dit qu'il a les résultats de l'estimation de la pression sur son modèle 3D.

Le premier réflexe du scientifique doit être d'intégrer* ces pressions sur la frontière aile/air et de vérifier que la résultante en équilibre le poids de l'aéronef simulé. (sinon on ne parle plus de vol mais de trajectoire balistique)

Il ne suffit d'ailleurs pas d'obtenir un résultat vraisemblable sur ce point pour garantir que la simulation représente bien un vol plané stabilisé en ligne droite en atmosphère immobile, mais c'est une condition nécessaire à la vraisemblance du modèle de simulation.

Qui peut prétendre sérieusement que son modèle décrit des phénomènes aussi fins et subtils que les vortex locaux et qu'il n'est pas capable de représenter l'essence même du phénomène étudié (équilibrer un poids sur une trajectoire rectiligne définie)?

Une animation aussi splendide soit-elle, n'est que de l'art conceptuel si elle est en contradiction avec les paramètres les plus évidents de la réalité physique.

L'esthétique indéniable des écoulements représentés les cantonne pour le moment dans la catégorie artistique car, faute de vérifier la condition que je propose (+ quelques autres; mais commençons par la plus simple!) personne ne peut prétendre qu'ils répondent à la question initiale de ce fil.

Est-on au moins certain que la modélisation retenue dans les simulations présentées ne suppose pas un air parfait sans viscosité? condition particulièrement irréaliste** dont nous avait prévenu d'Alembert (en énonçant son paradoxe), il y a près de 3 siècles avant les CFD et autres meshes.





*Pratiquement, il suffit d'additionner les résultats de la pression estimée aux points de Gauss du maillage (mesh en d'jeun's) pondérée par la surface de la maille considérée.

** N'importe quel objet simulé aurait alors une finesse infinie.





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pierre64
Ecrit le : 25 septembre 2019 à 09:54
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Messages : 490
Inscrit le : 28 juin 2009



..."Une animation aussi splendide soit-elle, n'est que de l'art conceptuel si elle est en contradiction avec les paramètres les plus évidents de la réalité physique."

Certes, la simulation n'est qu'une représentation théorique de la réalité , mais vu que "la différence entre la théorie et la pratique c'est que théoriquement il n'y en a pas mais en pratique il y en a" on arrivera jamais à autre chose que de l'art conceptuel car seule la réalité est réelle, ceci dit, une simulation peut permettre d'avancer d'un bon pas vers le réalisme.

Ferber disciple de Lilienthal disait "Concevoir une machine volante n'est rien, la construire est peu, l'essayer est tout"...



Fhred, pour info, aurais tu la liste des paramètres d'entrée et leurs valeurs?

Mr Bourdeau, auriez vous une liste de paramètres (ainsi que leurs valeurs ou leurs équations) à communiquer à Fhred pour vérifier le réalisme des conditions son calcul (enveloppe des densités d'air concernées, enveloppe des températures ambiantes, viscosité de l'air sur du PX10, sur du dacron, coef à prendre en compte au niveau des couture...déjà commencer par faire une liste des parametres rentrant en compte dans notre problème, voir la manière de les renseigner dans l'usine à gaz, puis leur donner une valeur ou une enveloppe de valeurs
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Christian Bourdeau
Ecrit le : 26 septembre 2019 à 11:10
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Messages : 45
Inscrit le : 03 juillet 2012



Lilienthal et Ferber (dont je suis fervent admirateur) ce sont tués en essayant des prototypes.

Mr 64, quand ils disent que l'essai est tout; ce n'est pas au niveau de la maîtrise et de la connaissance *, c'est au niveau du courage et de l'engagement; dans les 2 cas, s'il y avait eu un peu plus de compétence au niveau de la conception et de la construction; leurs carrières ne se seraient pas terminées aussi tragiquement.

L'histoire a montré que la maîtrise scientifique des phénomènes du vol a quasiment réduit à zéro les risques que comportait cette méthode empirique de trial and error où l'erreur était la mort.

Il est indéniable que les moyens de calcul scientifique accessibles aux particuliers ont fait des progrès énormes et ce fil laisse espérer une nouvelle avancée.

Je m'étonne donc qu'aucun pratiquant de "soufflerie numérique" n'ait eu la réaction d'Eiffel qui a eu très tôt l'idée de placer une aile de pigeon dans sa soufflerie et de déterminer la force résultante perpendiculaire à l'écoulement qui permet le vol.

Je n'ai pas trouvé cet équivalent qui aurait consisté à calculer la RFA du T2C modélisé; en déduire sa vitesse de vol et sa finesse estimées afin de mesurer le "bon pas vers le réalisme"** que fait le modèle présenté et de vérifier que ce n'est pas juste un rêve ou un souhait.

Il fut un temps où les programmes scientifiques étaient livrés avec des manuels de test qui confortaient le crédit qu'on pouvait leur accorder.

Tout le monde convient qu'un modèle théorique ne peut jamais représenter parfaitement la réalité, mais déclarer sa pertinence sans même tenter d'en estimer l'écart sous le prétexte qu'il ne peut être nul, est un sophisme que n'admettra aucun scientifique.

Incidemment, la mesure de l'écart est même une méthode de recalage qui permet d'estimer des paramètres très difficiles à mesurer directement.

Par exemple, entre 2 modèles identiques qui auraient juste des coefficients de frottement du PX10 (?!) différents, on peut penser que c'est celui qui est le plus réaliste (vitesse de vol, finesse) qui contient la meilleure valeur d'estimation de ce coefficient.

Certes ce n'est qu'une et non une déduction pure, mais on pourrait s'en contenter dans un premier temps, si on pense utile de connaître ce paramètre iismartass.gif .



* Ferber serait mort en proférant "c'est bête tout de même, un accident comme cela" ce qui semble une prise de conscience tardive du côté peu préconisable de sa méthode.

** Qui serait d'ailleurs un premier pas de géant car il n'y a, à ma connaissance, aucune "représentation théorique" du vol d'un delta corroborée par des mesures ou même par une simple observation (je ne demande qu'à être démenti)


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Fhred
Ecrit le : 26 septembre 2019 à 20:48
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Inscrit le : 31 août 2007



Citation (Christian Bourdeau @ 26 septembre 2019 à 11:10)
Il fut un temps où les programmes scientifiques étaient livrés avec des manuels de test qui confortaient le crédit qu'on pouvait leur accorder.

C'est toujours le cas par exemple le profil Onera-M6 (developpé par la nasa je crois) est aujourd'hui considéré comme un étalon pour meusurer les capacité d'un logiciel de CFD :



A ce sujet savez-vous quel profil d'aile fait réference dans le delta ?
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Christian Bourdeau
Ecrit le : 27 septembre 2019 à 11:27
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Messages : 45
Inscrit le : 03 juillet 2012



Tester un logiciel de simulation numérique du vol d'un delta consiste à:

* Dire quel delta on a modélisé

* Oser montrer le maillage

* Dire quelles finesses et portances on a estimé, pour quelles incidences

* Comparer les chiffres obtenus à des mesures* ou au moins aux valeurs empiriques que peut admettre tout deltiste un peu expérimenté.


On ne retrouve rien de tout ça dans le document de com' de l'ONERA; où sont les chiffres mesurant la précision de quel programme avec quel modèle?

Accessoirement, cette com' est une insulte à l'intelligence; qui peut croire au 21°S à la modernité d'un Centre de Recherches où les techniciens rédigent leurs rapports au Normograph ?

L'ONERA n'a jamais conçu de delta et je ne sais pas quel est le Ferber moderne qui lui ferait faire son premier grand vol si elle en construisait un?

Pourtant, l'ONERA compte dans son personnel un champion qui truste les podiums de la CFD (CFD au sens de la FFVL pas à celui des geeks!) mais à ma connaissance, je ne crois pas qu'il n'ait jamais testé un delta en simulation numérique.


* Qui n'ont été faites qu'une fois, à ma connaissance: pour le DEMON HIWAY, et que, je pense, personne sur ce forum n'a jamais vues.
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