Il est pas chouette ce forum!?
J'aime bcp la remarque de lolo, Pedro a les idées claires, et Yon qui dit ne pas être choqué met tout de même le doigt sur qqchose de critique, Nico juste aussi.
D'excellents pilotes peuvent être de mauvais techniciens, c'est toujours un peu troublant..
Mon debrief (proposition):
Les british ont l'habitude de voler des conditions ventées: Au déco leur aile vole déjà, la porteuse est tendue d'emblée et ils n'ont plus qu'à s'engager franchement dans le trapèze avec une aile bien bridée pour quitter le relief avec de la vitesse et du contrôle, comme ici :

Sur les photos des british, comme lolo, j'ai l'impression qu'ils cherchent à reproduire ça dans un environnement tout à fait différent en témoignant d'un certain manque d'analyse et d'adaptabilité.
Le regardporté au sol, il ne donne aucune indication sur la bonne assiette, la symétrie de son aile par rapport à l'horizon, le maintien de cap pendant la course.. On perd l'aide d'un sens parmi d'autres, dommage. Le regard c'est une clé importante à toutes les phases du vol !
L'assietteL'assiette me paraît un peu faible pour une pente qui ne paraît pas très forte, ce qui programme l'aile à ne porter qu'à partir d'une vitesse importante ..et donc il va falloir courir vite pour ne pas se laisser dépasser. Alors, plutôt que de donner du nez et ouvrir l'angle et être plus progressif dans la course, ils courent comme des dératés après leur erreur.
L'engagementLes pilotes, en se cassant d'emblée en 2 sur l'avant, pèsent de leur poids sur les montants d'une aile qui ne porte pas encore et ne les soutient en rien (porteuse détendue). C'est une bonne option pour se ramasser..
Commencer progressif avec un petit déséquilibre avant,
de TOUT le corps comme ici:

qui oblige à un premier pas, puis un 2e plus grand, puis un 3e encore plus grand sous l'effet de la gravité dans la pente, ainsi on obtient une accélération progressive qui permet aux filets d'air de s'organiser autour de l'aile, et lui permettre de porter, et tendre la porteuse.
Alors seulement, quand la porteuse est tendue (l'aile vole mais pas suffisamment pour nous emmener encore) on augmente progressivement son engagement à l'intérieur du trapèze, bien vers l'avant, en tractant son attelage dans une belle foulée aérienne..
ProgressivitéPartir comme un sprinter, c'est prendre le risque de partir sans emmener son aile qui pèse encore sur nos épaules. Il y a de l'inertie pour emmener ce poids . En partant trop brutalement, on laisse l'aile derrière. Je vous laisse imaginer:
La tenue des montantsLes 2 pilotes compensent avec un contrôle ferme des montants.
On emmène l'aile avec soi, grâce à l'appui des bras sur les montants, coudes bien levés (flèche rouge) et on l'empêche de cabrer en bridant avec les mains positionnées plus bas (flèche jaune).
En se cassant en 2 au départ, ces pilotes réduisent la distance entre l'appui du bras et celui de la main au montant: le bras de levier est plus faible, l'effort à fournir plus important.
Avec leur élan brutal, ils créent un couple cabreur immédiat, important et l'effort à brider dans les mains peut facilement dépasser leur capacité à garder l'assiette de départ.
Ici, une représentation des forces sur une belle gestuelle: